Dessins

L'ensemble du récit est accompagné d'environ 80 dessins des 130 qui furent esquissés durant le périple. Je vous présente ici une quarantaine d'entre eux, chacun étant accompagné de leur propres commentaires présents dans l'ouvrage final.

Juliaca, Pérou. Je viens de passer 5 jours autours du lac Titicaca à 3800 mètres d'altitude: le pied. On peut le dire, depuis deux semaines tout baigne; et je fais ce dessin, un auto-portrait véridique jusqu'à la tenue vestimentaire, pour me le prouver.

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28 Novembre, je suis toujours dans l'Atacama à la recherche de trains. Près de la station de Carmen Alto, j'aperçois au loin un convoi de plus d'un kilomètre qui fait route pour l'Océan. Je me précipite pour le prendre en photo, mais je suis trop loin, et il part sans même m'attendre! Le soir, dès mon arrivée à Calama, je fais ce dessin, afin de combler cette frustration de ne pas avoir été là à temps. Cette illustration reste le symbole de mon voyage le long du rail .

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Le Dieu basketteur. A plusieurs reprises, je m'amuserai à dessiner des individus se divertissant avec notre petite planète. Quel plaisir de se savoir manipulé lorsque l'on s'imagine être Libre. C'est à Los Vilos, au petit matin de la journée de l'Immaculée Conception que j'ébauche le premier épisode d'une courte série. Le petit point sur le Globe, c'est ma position du moment: sur la côte Pacifique.

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La Liberté est au bout de mon doigt, soit, mais pour embrasser totalement cette Liberté je dois devenir main. C'est le 17 décembre 1999, au petit matin, que je fais ce dessin dans une brasserie de Temuco. Au départ, je souhaitais faire des doigts de femme pour parfaire l'ambiguïté; malheureusement, les phalanges sont un peu trop épaisses pour donner cette impression. Mais au final, même les ongles ne sont pas gênant, je les ai toujours eus longs. En tout cas, ce qui est clair, c'est qu'à partir de ce jour là, plus rien ne sera comme avant, le statut est atteint, je suis devenu invincible, tout comme cette main qui me soutient: me voilà Libre.

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La veille de Noël, autant être franc, je traîne dans le Mac Do de Puerto Montt afin de me protéger de la pluie. Cela fait deux jours que les larmes célestes ne cessent de se répandre dans la région des lacs. Les boules, surtout qu'en ce moment j'ai plutôt mal au ventre. Pour comprendre la cruauté  de ce destin, je dessine une Mère Noël arrosant délibérément le Sud du Chili: pas très sympa comme cadeau, mais après tout, c'est elle qui décide. Je vais passer toute la journée à attendre que cette bruine s'éclipse, de quoi bousiller mon Noël! Mais comme pour conjurer le mauvais sort, une fois le crépuscule terminé, je vais rencontrer deux suisses et ensemble, nous allons passer toute la nuit à distribuer de la soupe chaude aux clochards de le citadelle. Un moment merveilleux, peut-être mon plus beau des Noëls; alors merci qui.....

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De retour à Puerto Montt pour le réveillon, on sent l'agitation s'intensifier. Et misérable comme je suis, c'est toujours au Mac Do que je sirote mon café. Plantée sur une étagère, une télé diffuse les nouvelles années successives. Il est 22h00 quand je termine ce dessin, la France est déjà en An 2000, moi toujours en 1999. A croire que c'est une fatalité: l'Europe sera toujours pressée!

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Le 12 au matin, toujours à Chile Chico, je m'installe dans la même hospedaje qu’hier pour y prendre un petit déjeuner fort bien présenté. Attablé juste à côté de la fenêtre, les rayons du soleil levant percutent de plein fouet mon visage. Je fais alors un auto-portrait photographique (autant le dire, c'est l'un de mes auto-portraits les plus réussis) et dessine, juste après, cet individu qui lui aussi est illuminé par la clarté divine (même si ma muse persiste à guider mes traits).

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Encore un manipulateur de notre planète. J'avais ce dessin en tête depuis déjà pas mal de temps, mais j'attendais d'être à Ushuaia pour le faire. Pour que la Terre tourne dans le bon sens, il est nécessaire que je sois en son extrême Sud. Le texte à vu le jour le moment de son élaboration. Je pensais alors à une phrase: "Le terre tourne comme une orange amère... "

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Après le texte rédigé la veille, on ne voit pas trop ce que j'aurais pu pondre comme autre dessin; mais rassurez-vous, je ne tirerai point sur la foule!! More rêvait d'une abolition de la misère, Rousseau d'une abolition des privilèges, Marx d'une abolition de l'Etat. Toute Utopie se doit d'exister: alors pour quand l'abolition définitive du tourisme?

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En ce mercredi matin, je suis à Galafate, près des glaciers. Avant de quitter le ville, je prend un petit jus à la station de bus où j'expérimente une nouvelle forme de chevelure. Mais nous sommes en Patagonie, cette dernière doit donc être ventilée: le vent soufflera encore éperdument pendant trois mois.

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Premier dessin d'une série qui rend hommage à mon travail photographique. Ceci n'est pas un auto-portrait, à cette date, le 29 février, je ne pense pas être aussi chevelu; en revanche, le fait de ne pas arriver à fermer l'oeil, c'est tout moi! C'est à El Bolson, la ville la plus Peace And Love d'Argentine que je fête, à peine prématurément, mon quatrième mois.

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Je loge actuellement chez ma famille argentine; pour passer le temps, je me balade dans les rues de Bariloche. Me posant dans un resto pour y déguster un ananas split, c'est sur une feuille vierge que je fais ce dessin (je n'est pas encore trouvé un autre carnet). Le Pilot 0,3mm acheté au Japon n'a plus d'encre, mais c'est sur lui que je me pose fièrement, l'état pensif, pour un hommage graphique cette fois-ci. En fait, j'attends patiemment un paquet en provenance de France.

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Il fallait que je dessine des langues, je voulais dessiner des langues, je devais dessiner des langues. Mais contrairement à ma muse, je voulais que ça bave! Le 12, j'étais encore à Bariloche; le 14, je suis de retour au Chili: j'ai décidé d'aller revoir mon frère.

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Le 17 mars 2000, je viens de retrouver Antonio, il monte un camp de méditation avec quelques-uns de ces amis près de la ville de Talca. On passe les journées à planter des haies d'eucalyptus, mais à 18h00 précises, mes amis doivent aller méditer. Ne pratiquant pas la discipline, je reste dans la cuisine ou sur la terrasse à admirer les levers de lune. C'est sûrement pour passer le temps que j'ai fait ce dessin

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Samedi premier avril 2000, me revoilà en Argentine à San Martin De Los Andes. Dans un salon de thé très ambiance, je dessine, autours d'une femme soutenue par la Terre, toute une série d'objets. La plupart d'entre eux sont à prendre en considération, ils révèlent tant de choses...

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Le 8 Avril 2000, j'ai comme l'impression d'avoir vécu une journée horrible: 60 heures d'attente sans provision, sous la pluie, et avec l'ignorance des Argentins. Ma haine envers eux atteint alors son paroxysme. C'est dans la station service de Confluencia que je fais ce dessin pour évacuer cette haine. Les larmes ne sont pas de surplus, ce jour là j'ai réellement pleuré.
Mais que les choses soient claires, ses sentiments ne sont que passagers, impulsifs. Il est donc temps de régler mes comptes. Les argentins m'auront gonflé jusqu'à la fin, mais ils furent ma famille pendant cinq mois. L'Argentine fut mon pays, ma nation, ma maison, des amis abondent sur cette Terre de beauté. Argentins, excusez-moi pour tout le mal que j'ai pu penser de vous, excusez-moi pour toutes ces sentences injustifiées; je vous aime, je vous aime de tout mon coeur; mais honnêtement, vous m'en avez fait baver!!

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Après une superbe balade dans la forêt d'Araucarias, un succulent maté cocido, et un bon repas du soir, le refuge dégage une atmosphère de tranquillité, ce qui est plutôt rare. Je commence alors à dessiner une situation qui m'était déjà venue à l'esprit. Durant l'élaboration, Leo et Caniche me regardent et disent, presque machinalement, "Es por la semana santa". Et en effet, nous étions en plein week-end pascal; et en toute honnêteté, j'ai fais ce dessin sans porter la moindre attention à l'événement.

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En Argentine, une femme qui stoppe sur le bord de la route se fait immédiatement prendre, dans les minutes qui suivent (Je ne sais pas s'il faut parler de galanterie ou de machisme de la part des argentins!). Il est donc clair que si j'étais femme, mes déplacements seraient beaucoup plus rapides et mes attentes, surtout, bien moins longues. Mais si j'étais femme, mon voyage serait-il fondamentalement le même? Je ne pense pas, car en étant homme, c'est le conducteur qui décide de me prendre, et non l'inverse. A ce niveau là, aussi, je ne prends plus de décision, donc je suis Libre; or je souhaite avant tout être Libre...  Vive le machisme argentin!! C'est le 2 mai, alors que je suis à Mendoza, que j'imagine cette situation (pour la F40, il faut remercier Crazy Cars 2!) Dans deux jours, Manu Chao est en concert.

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Je me trouve actuellement dans une région très désertique de l'Argentine, le stop n'est pas chose aisée, donc je marche pas mal. C'est en fin d'après midi, après une tentative ratée pour rejoindre Rodeo, que je me plante dans un bar de San Jose De Jachal, ville sans aucune beauté apparente. C'est en regardant la télé que j'élabore ce dessin, sorte d'auto-portrait à l'interprétation plaisante: en me rabaissant à l'état de machine, je m'imagine être un européen.

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General Güemes, j'ai passé la nuit avec quatre autres vagabonds; on attend un train pour se rendre au Nord du pays. Ce dernier ne partant que dans la nuit, je me donne le temps de visiter le village et de me planter dans un bar afin de dessiner.
Depuis Villa Hamengual en ce début d'année, je n'ai cessé de boire du maté, c'est devenu une obligation, un rituel. Même si j'étais androïde, je ne pourrais me passer de piper la bombilla .

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Je suis toujours à Embarcaccion; après une tentative ratée d'auto-stop, je retourne au village et me plante dans une auberge. En ce moment, je suis en plein délire Karma Teuch (certaines personnes comprendront!) et j'avais vraiment envie de dessiner une faux. C'est chose fait... Après ça, je retourne à la gare revoir mon ami Juan, nous resterons 11 jours ensemble.

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Je viens d'admirer les cataractes del Iguazu, une merveille de la nature plongée au coeur d'une forêt tropicale. Le spectacle est grandiose, cela ne fait aucun doute, mais le pied n'y était pas, beaucoup trop de touristes. Je suis bien mieux sur les faîtes de le Cordillère dans des petits villages éloignés de tout mais où règne une certaine authenticité. C'est une fois quitté le Brésil, dans la bourgade de Garahupe, que je fais ce dessin: le manipulateur est toujours en action!

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26 Juin 2000, je viens d'arriver à J.V. Gonzales en train. A la sortie du village, je me lave intégralement dans une station service. Mes cheveux sont alors suffisamment longs pour les attacher (cela fait dix mois que je ne me les suis pas coupés). C'est à mon arrivée à Salta Capitale que je fais ce dessin, comme un passage, une renaissance (l'inspiration T-1000 n'est pas à justifier!!).

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Salta Capitale, c'est ici que je fête mon huitième mois. Le Canon a, à plusieurs reprises, présenté des séquelles, mais il obture toujours: c'est dans les vieux pots que l'on fait de la bonne soupe. Après l'homme, la femme, ce qui est dans la logique de l'évolution de la sublimité humaine.

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C'est en repensant à la sinuosité de la route qui mène à San Anotonio De Los Cobres que j'ai fais ce dessin pour fêter mes 8 mois de délires graphiques. Le Pilot n'est plus, mais le délire demeure.

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En ce jour d'anniversaire de La Révolution, je viens d'arriver à Tupiza, plongée dans un sublime décor. C'est dans un bar, lapant posément un café, que je redessine l'Argentine, en souvenir de ces contrôles répétés: les flics étaient tellement préoccupés par l'état de mon passeport qu'ils n'auraient jamais remarqué le passage d'une Déesse. Les jeunes serveuses, fortement intéressées par mes ébauches, m'offriront des cafés en échange de croquis.

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Challapata, posée près de sa petite colline; je me protège du vent infernal dans une guinguette. Je commence alors à zébrer la feuille: il en sort un auto-portrait!

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Le 25 au soir, je viens d'arriver à Sucre, ville coloniale, profondément coloniale même. C'est en buvant le café du soir que je fais ce dessin de l'immaculé rayonnement; mais ici, Dieu m'a l'air bien sélectif.

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Deux doigts: celui de l'espérance et celui de l'ignorance. Mais ici, en Bolivie, ils n'ont pas trop lieu d'exister, le stop demandant une tout autre technique. Ce qui importe en ce moment, ce sont mes pieds, ils sont tout simplement déchiquetés. C'est à mon arrivée à Oruro que je dessine ce podocéphal perché sur les Alti Plano. On ne distingue pas les crevasses sous les talons, mais la posture à pied plat m'est actuellement impossible. Cela fait un mois et demi que ça dure.

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Depuis que je suis sur le continent, et surtout au Pérou et en Bolivie, j'ai l'impression que Son Goku a une cote de popularité énorme! Il fallait donc que je m'autoportraitise à la Toriyama.

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Je suis de retour au Pérou, à Puno. La nuit est tombée, je m'installe dans un resto pour y boire un jus. Je m'assieds à une table d'angle et attends qu'un serveur vienne prendre ma commande tout en rédigeant cette longue et belle journée que je viens de passer. Le temps passe, et toujours personne qui vient me voir; je continue d'écrire. Après un bon quart d'heure, un barman se pointe, je lui dicte ma demande, il repart. Je l'attends, cette fois-ci, en dessinant cette fumeuse longiligne, mais le type ne repassera pas. C'est vers 22h00 que je quitte les lieux, bredouille. A Puno, en plein mois d'août, mon allure de vagabond se perd dans cette masse de touristes friqués, je n'intéresse plus personne!

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Un moment que j'appréhendais, me voilà à Cusco. C'est dans un resto japonais, à l'ambiance adéquate, que je me laisse aller à la prose et à l'esquisse. L'ancienne capitale Inca n'est réservée qu'à des nantis provenant d'un monde d'opulence. Le touriste, de part ses excursions au prosaïsme discutable, ne fait qu'enrichir les grandes institutions, voir le gouvernement; le peuple, lui, ramasse les pourboires.

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"Le passé me revient comme un bilboquet..." (C. M'Barali). La Terre virevolte dans la main de Dieu, je suis toujours perché sur la Cordillère des Andes, à Abancay, et je repense au passé: j'avais l'impression d'être plus Libre...

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Huaraz, le 7 septembre au matin. J'ai quitté Chiquian et la cordillère Huayhuash pour me retrouver ici, entre Blanca et Negra. Le spectacle environnemental est ébouriffant. C'est en sustentant mon petit déjeuner que je noircis cette page pour confirmer cette magnificence. La petite interrogation du bas n'est que polémique, je n'ai absolument pas perdu mon temps. La Cordillère des Andes est transcendante sur toute sa longueur; mais ici, sur cette latitude, son incommensurabilité prend une toute autre ampleur.

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Je termine le tome trois à Huallanca; je débute le quatre le lendemain, au même endroit. Je suis alors au niveau du canyon del Pato, lieu de rapprochement maximal entre Blanca et Negra. Le 10 septembre au soir, je serai de retour sur la côte Pacifique, à Chimbote: plus tout à fait le même décor.

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Planté dans le fast food de la station de bus de Loja, je repense au visage tétanisé de Chô San dans Dômu. J'effectue ma version pour rendre hommage à ma muse: "Katsuhiro Otomo sensei, domo arigato gozaimasu"

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C'est le 13 septembre que l'équateur, cette ligne imaginaire, ce parallèle Zéro, s'éclipse de ma pupille. J'ai beau tendre le bras, cela ne sert à rien, le décision est de trop.

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C'est après avoir contemplé la lagune Pomacachas à Florida que j'esquisse ce nouveau portrait, le quatrième de la série et sûrement le plus réussi: les lunettes, l'ustensile obligatoire.

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J'ai rêve d'un douzième mois photographique, mais il n'aura pas lieu. Le mercredi 27 septembre, en fin de journée, le véhicule sur lequel je me trouve se fait arrêter par une bande d'hommes armés. A plat ventre par terre, ils piqueront le fric et, étant blanc, j'aurais droit à une petite fouille: ils prendront l'appareil photo. C'est deux jours plus tard, à Pucallpa que je fais ce dessin pour l'hommage. Après l'homme et la femme, le robot était prévu mais là, ça tombe à pic, pour l'image virtuelle.

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Le 29 au soir, je suis complètement effondré. Edith, l'amie que je devais revoir et grâce à qui l'Amazone me semblait possible, n'est pas là, elle est retournée en Argentine. Je ne sais plus quoi faire, je ne sais plus que faire, j'avais le cerveau trop imbibé de certitudes. Isolé dans un fast food, je fais ce dessin, me voyant souffler la bougie de mon anniversaire sur le continent, acte tant rêver. Mais le majeur sous la table ne trompe pas, j'ai ma fierté: le douzième mois n'aura pas lieu.

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Casser le stylo fut un acte effroyable, il signait la fin définitive. J'avais l'impression que m'arrêter de dessiner, c'était pire que s'arrêter de prendre des photos. J'ai énormément souffert en faisant ce dessin, trop de souvenirs étaient encore en moi, le passé était trop proche; plus je crayonnait ce croquis, plus j'avais l'impression que ce passé s'en allait. Ce fut dur, j'ai même chialé.

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